Tonkinoise marchande d'éventails, Pellerin et Cie, Epinal, 1901
Les trois femmes, une paysanne et deux citadines, sont de dos, les deux hommes de profil. Ils regardent, ébahis, la marchande d'éventails et sa petite aide. Le dessinateur penché sur un papier. Les lanternes qui bougent au vent. Les peintures étranges, bouddha tassé, marchand ventripotent et danseurs aériens...
Avec les grandes, moyennes et petites constructions de Pellerin, les enfants pouvaient aussi construire d’autres attractions de l’Exposition Universelle de 1900.
Celle de l'Egyptien, marchand de tapis, du Tunisien, marchand de limonade ou du marchand de beignets... les pavillons de Grèce, la case africaine ou la maison ouvrière anglaise...
Ces feuilles de papier colorées, pliées, collées, découpées, représentaient mieux que les photographies des journaux, un monde magique. Des colonies, des protectorats... l'ailleurs. Un voyage sans bouger de chez soi.
Par Martine Sadion, Conservatrice du Musée de l’Image