Saint Cado, Charles Pierret fils, Epinal, 3e quart du 19e siècle
Le nom Cado dérive d'une racine vieille bretonne, cat, kad... en breton moderne, combat. Pourquoi pas ? Mais pour moi, la phonétique cado, met en image parfaitement les aventures de ce saint voyageur gallois.
Pour rendre accessible une île, aujourd'hui l'île de St Cado, au village de Belz sur le continent, le saint entreprend la construction d'un pont, sans cesse menacé et démoli par la mer. Découragé, doutant de Dieu, il accepte l'aide du Diable qui lui propose de bâtir ce pont, en une nuit. Mais à une seule condition : lui donner le premier être vivant amené à le traverser. Soit. Le diable est fier de son idée : le saint sera sûrement le premier à traverser…
Cependant, le lendemain, Saint Cado, malicieux, laisse échapper de son manteau, un chat apeuré qui franchit le pont. Le saint trompe ainsi le diable. En colère, le diable tente de démolir le pont. Mais en vain, le pacte est respecté.
Par Martine Sadion, conservatrice du Musée de l’Image